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Droit de bouger, droit de rester?

Les rencontres internationales du CÉRIUM

Droit de bouger, droit de rester ?
Les mobilités internationales et nationales sont communément abordées à partir de la seule question du statut des personnes qui se déplacent. Migrants, réfugiés, demandeurs d’asile incarnent ainsi dans l’imaginaire politique des figures de la mobilité dont la signification paraît liée au passage d’un statut à un autre, selon des procédures administratives et juridiques qui placent le passage des frontières en leur épicentre. Par ailleurs, les géographies des frontières ainsi que l’accès à des droits spécifiques sont en transformation constante, que ce soit en lien avec la mondialisation, la « sécuritisation » des États, ou en relation avec les revendications portées par les minorités « internes » aux États comme les peuples autochtones au Canada. La série d’événements organisés par le CERIUM autour du thème « Droit de bouger, droit de rester ? » propose de réfléchir aux complexes entrelacs qui lient univers politico-administratifs, espaces juridiques et expériences de la mobilité dans une optique multi-scalaire et internationale.
Au cours de la semaine, plusieurs spécialistes issus du droit et de différentes disciplines des sciences humaines et sociales côtoieront des experts d’ONG, activistes, artistes et acteurs de la société civile. Le public est ainsi convié à approfondir une réflexion critique au sujet du statut juridique et des droits politiques des réfugiés et des migrants, aussi bien au sein de notre société qu’à l’échelle internationale. Il sera question de leurs conditions d’existence, de leur accès problématique aux biens sociaux dont s’enorgueillissent les démocraties contemporaines ainsi que de la situation des peuples autochtones traités comme des citoyens de seconde zone sur leur propre territoire ancestral.
Le CERIUM vous attend donc pour assister et participer aux différents événements consacrés à ce thème qui se tiendront à l’Université de Montréal du 25 au 27 mars 2015.

Mardi 24 mars 2015 17h-19h

Carrefour des arts et des sciences - C3061

« Entre mythes et crises: Repenser les politiques  migratoires. »

Animée par Frédéric Mérand (CÉRIUM, UdeM)

Prof. François Crépeau
(Rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme des migrants - Chair, Coordination Committee of the UN Human Rights Special Procedures, Hans &Tamar Oppenheimer, Professor of Public International Law, McGill University)

Mercredi 25 mars 2015 16h30-18h30

Faculté de l'Aménagement, Amphithéâtre 1120

« Whiteness, Empire and the Speed of (Im)mobility: Migrant Precarity Along the Boundaries of Europe and Beyond »

Conférence animée par Prof. Patricia Martin (Géographie, UdeM)

Conférencier: Prof. Joseph Nevins (Earth Science and Geography, Vassar College)

Jeudi 26 mars 2015

Carrefour des arts et des sciences - C-2059

Ateliers - 10h-12h

« Le statut de réfugié à l’épreuve de l’expérience des réfugiés »

Animé par Valérie Amiraux, (Sociologie, UdeM)

Les politiques canadiennes en matière d’accueil des réfugiés se sont considérablement durcies au cours des dix dernières années. Que se joue-t-il dans la rencontre entre ce que l’administration produit (un statut, des papiers, des pratiques, un pouvoir) et ce que les personnes candidates au départ et aspirantes à un statut de réfugié vivent ?

Cet atelier propose de réfléchir à la construction du statut de réfugiés entre lieu d’origine et lieu d’arrivée, en prenant pour point de départ de notre réflexion non pas le statut administratif et ses méandres réglementaires, mais les expériences de ceux qui font l’épreuve du départ.

À partir de l’exemple du conflit syrien (3,3 millions de réfugiés et 7,6 millions de personnes déplacées) et de celui du Canada, des experts issus de différents horizons (organisations internationales, bureau d’avocats, ONG) débattront de la façon dont les réglementations juridiques et les conditions politiques d’encadrement des réfugiés déterminent l’accès aux droits de partir et de rester.

Avec:

  • Caroline Abu-Sada (Unité de recherche sur les enjeux et pratiques humanitaires-Médecins sans Frontières, Genève)
  • Denise Otis (conseillère juridique, HCR - Montréal)
  • Me Richard Goldman (avocat, coordonnateur du Comité d’aide aux réfugiés)
  • Me Fedora Mathieu (avocate, Responsable des dossiers des demandeurs d’asile pour Amnistie International Canada)
  • Paul Clarke (directeur, Action réfugiés Montréal)


Ateliers 13h30-15h30

Carrefour des arts et des sciences - C2059

« L’accès problématique aux biens sociaux pour les réfugiés et les personnes en situation d’immigration précaire au Québec et au Canada : soins de santé et éducation pour tous? »

Animé par Ryoa Chung (Philosophie, UdeM)

Cet atelier réunit des universitaires, des activistes et des représentants de la société civile autour d’une discussion au sujet de l'accès aux soins de santé pour les réfugiés au Canada et à l’éducation pour les enfants en situation d’immigration précaire au Québec. Il s’agit de présenter l’état de la situation et d’amorcer une réflexion critique au sujet de l’accès conditionnel et problématique à ces biens sociaux qui constituent pourtant le socle de notre conception de la démocratie canadienne et québécoise.

Avec:

  • Me Pia Zambelli (avocate, Association Canadienne des avocats et avocates en droit des réfugiés)
  • Dr. Elaine Cheng (membre de Canadian Doctors for Refugee Care - CRDC)
  • Adrien Jouan (doctorant en sociologie de l’Université de Montréal)
  • Me Marie-Claude Ladouceur (coordonnatrice des interventions systémiques au Protecteur du citoyen)

Vendredi 27 mars 2015 13h-15h

Carrefour des arts et des sciences - C2059

Table-ronde

Animée par Stéphane Guimont-Marceau (Géographie, UdeM)

« Négociation des espaces autochtones contemporains : entre contrôle et connexion »

Depuis leur colonisation, les géographies autochtones ont été réduites, formatées et encadrées de multiples façons. Si elles demeurent aujourd’hui empreintes de relations de pouvoir particulières, elles n’en sont pas moins ancrées dans les espaces sociopolitiques contemporains et donc aussi concernées par leurs transformations. Celles-ci – certes non linéaires et ambiguës – impliquent de nouvelles formes de mobilité des peuples autochtones. L’invisibilité et le mutisme auxquels les Autochtones ont été contraints depuis la colonisation sont dorénavant défiés à une plus large échelle dans des espaces privés et publics, urbains et ruraux, physiques et virtuels, artistiques, politiques et économiques, etc.

Cette table-ronde vise à engager une discussion autour de la mobilité des Autochtones et de la question du contrôle des espaces. Comment sont-ils vécus et négociés depuis la colonisation ? Comment les groupes et individus qui y appartiennent bricolent-ils avec les contraintes internes et externes ? Quelles connexions entretiennent-ils avec d’autres espaces ? Quels sont les lieux, les pratiques et les relations associés à ces connexions ?

Avec:

  • Prof. Patricia Burke Wood (département de géographie, York University)
  • Ioana Comat (postdoctorante DIALOG-INRS)
  • Prof. Karl Hele (directeur de programme Études des Premiers Peuples et professeur à l'École publique et communautaire de l'Université Concordia)
  • Émilie Monnet (artiste multidisciplinaire, fondatrice d’Onishka, centre de performance artistique multiculturel)
  • André Dudemaine (directeur de Terres en vue et du festival Présence autochtone)
  • Kevin Papatie (vice-président Wakiponi mobile)

Emplacement : Université de Montréal