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Ruralités émergentes, transformations des acteurs et des territoires au Mexique et en Amérique Latine

De nombreux auteurs reconnaissent que la mondialisation a transformé non seulement la configuration des villes mais aussi celle des campagnes. En conséquence la relation ville-campagne s’est aussi profondément modifiée. Il s’agit d’un processus complexe dont nous rappelons ici certains aspects fondamentaux. D’abord, l’expansion des agroindustries qui a permis la consolidation des grandes plantations agricoles (fruits et légumes, soja, canne à sucre, etc.) à travers le monde, ainsi que la concentration d’entreprises familiales dans une même région pour conformer de nouvelles enclaves productives, rappelant la situation des districts industriels. À l’image de la concentration industrielle, la concentration de la production agricole destinée aux marchés internationaux est maintenant énorme. En même temps l’émergence des économies « postproductives » a facilité la diversification des activités rurales au détriment de l’agriculture. Le cas le plus dramatique dans tous les pays peu industrialisés est probablement celui du secteur minier qui, grâce à de nouvelles technologies, s’étend de par le monde. Mais nous voyons aussi la décentralisation de certaines manufactures à forte intensité de main-d'œuvre peu qualifiée vers les territoires ruraux. Nous sommes là face à l’augmentation de l’emploi rural non agricole maintenant assez bien étudié dans certains pays de l’Amérique latine.

Les conséquences sociales de la mondialisation sont également nombreuses. La polarisation sociale et la polarisation territoriale se combinent étroitement pour conformer une nouvelle géographie de l’espace où la mobilité des travailleurs est devenue un enjeu essentiel au bon fonctionnement de l’économie. Il s’agit bien sûr d’un processus dominé par les pays industrialisés qui permet d’établir de nouvelles relations de pouvoir sur les pays moins favorisés. De nouvelles inégalités s’établissent donc, cependant de nouvelles opportunités surgissent. Si bien certains acteurs se voient plonger dans une situation de plus en plus difficile, d’autres trouvent de nouvelles formes d’expression et d’organisation pour s’affirmer face à cette mondialisation qui les laissent pour compte. Dans ce colloque nous nous proposons d’analyser la transformation des acteurs sociaux, la création de nouvelles formes d’actions collectives ainsi que leurs relations avec la sphère politique au niveau local, national ou régional. Nous espérons, à partir d’une vision comparative entre plusieurs pays d’Amérique latine, voire des différences mais aussi trouver certaines constantes dans la construction d’une nouvelle sociabilité rurale.

Programme

9h-9h15
Bienvenue : Patricia Martin (Université de Montréal)

9h15-10h45

Panel 1 | Politiques de conservation de l’environnement et ruralités : quelles dynamiques ?

  • Ingrid Hall (Université de Montréal) : « Conservation de l’agrobiodiversité et lutte pour les droits des populations autochtones. Étude de cas portant sur les Andes Sud-péruviennes »
  • Sabrina Doyon (Université de Laval) : « Espaces de conservation, réserves de biosphère et les processus de construction de la ruralité au Yucatan, Mexique »
  • Ismael Vaccaro (McGill University) : « La reconstruction de la ruralité dans les Pyrénées Catalanes: du collapse démographique à la gentrification, de l’isolation à l’écotourisme »

Modérateur : Jorge Pantaleón (Université de Montréal)

10h45-11h00
Pause café

11h00-12h15
Panel 2 | Terre et travail en Amérique du sud

  • Alexis Martig (Université de Laval) : « Travail forcé rural et lutte sociale au Brésil : enjeux sociaux et politiques »
  • Kregg Heterington (Concordia University) : « « Terres mal acquises » et la supercherie des institutions : le mouvement paysan et le droit au Paraguay ». (En espagnol : « Tierra malhabida » y el engaño de la institucionalidad: el movimiento campesino y el derecho Paraguayo).

Modérateur : Sara María Lara Flores

12h15-13h45
Lunch

13h45-15h00
Conférence générale
Sergio Schneider (Universidade Federal do Rio Grande do Sul, Brésil)
"Défi et perspectives de l’agriculture familiale en Amérique Latine : contradictions entre les normes institutionnelles et les processus sociaux".
(Conférence en espagnol : “Retos y perspectivas de la agricultura familiar en América Latina: fricciones entre la institucionalidad normativa y los procesos sociales").
Visioconférence

Modérateur : Hubert C. de Grammont

15h00-15h15
Pause café

15h15-16h45
Panel 3 | Nouveaux acteurs et nouvelles formes d’action collective au Mexique

(Panel en espagnol – Période des questions trilingue)

  • Hubert C. de Grammont (Universidad Nacional Autónoma de México) : « Vers une ruralité diversifiée des campagnes mexicaines : nouveaux acteurs et nouveaux conflits »
  • Renzo D’Alessandro (Unión de Científicos Comprometidos con la Sociedad) : «L'appropriation collective du vivant, du cognitif et du relationnel : La résistance à la fragmentation des communautés tseltales au Chiapas»
  • Gerardo Torres Salcido (Universidad Nacional Autónoma de México) : « Systèmes agroalimentaires localisés au Mexique. Action collective et construction d’alternatives »

Moderateur : Patricia Martin (Université de Montréal)

16h45
Fermeture

*Les périodes des questions seront trilingues pour les panels en espagnol

Avec la collaboration de :

Emplacement : Université de Montréal, 3200 Jean-Brillant, salle B-4265