Président Trump : ma conversation avec John Parisella

Auteur :CERIUM - Nouvelle

À l’occasion d’une soirée organisée en son honneur, c’est un John Parisella somme toute confiant quant à l’avenir qui a répondu à mes questions au sujet de l’élection de Donald Trump.

Ex-délégué général du Québec à New York, M. Parisella a rappelé que, dans une société encore marquée par la crise économique de 2008, Trump a pu interpeller une frange de l’électorat qui se sent laissée-pour-compte. Il a ainsi pu remporter les États traditionnellement démocrates du Wisconsin, de la Pennsylvanie et du Michigan. Clinton, quant à elle, n’a pas pu reproduire l’effet Obama.

Quant à la durabilité de l’héritage de Barack Obama sous la présidence Trump, M. Parisella a notamment relevé la difficulté de remplacer la loi sur l’assurance-maladie Obamacare. On retiendra aussi d’Obama sa relance réussie de l’économie américaine. 

En ce qui concerne les relations des États-Unis avec le Canada, M. Parisella surveillera les dossiers de l’ALENA et de l’OTAN, mais se veut rassurant quant à la force des liens commerciaux entretenus de part et d’autre de la frontière.

Invité à se transporter dans l’avenir, M. Parisella souligne qu’il faudra surveiller l’évolution du rapport de force à la Cour Suprême si Anthony Kennedy, un juge modéré, se retire. Bien que Trump soit controversé, y compris au sein de son propre parti, la possibilité d’un deuxième mandat doit être envisagée. 

Répondant aux questions du public, mon interlocuteur s’est montré sceptique face à l’éventualité d’une destitution du nouveau président américain. Il a par contre rappelé à l’audience les forces du système américain, le contrepoids des États fédérés et surtout l’importance d’une société civile forte, engagée et mobilisée que l’on a pu observer dans les derniers jours.

Le recteur Guy Breton et la doyenne Tania Saba ont profité de l’évènement pour remettre au fellow du CÉRIUM la médaille de l’Université de Montréal et l’Insigne du mérite de la Faculté des arts et des sciences, soulignant par le fait même les moments forts de la carrière de ce passionné politique ainsi que son précieux apport à l’UdeM.

La soirée s’est déroulée dans la sobriété à la lumière des évènements tragiques de la veille. Avec les drapeaux en berne, la tour de l’Université illuminée en blanc, la soirée s’est ouverte avec une minute de silence. 

Isabelle Lemay

Étudiante en études internationales

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