Repenser le CÉRIUM, former l’avenir

- Nouvelle

Cette année, le CÉRIUM célèbre son 15e anniversaire. L’occasion de tirer un bilan, mais aussi de se projeter vers l’avenir.

Le bilan, c’est 15 années à éclairer le débat public avec des conférences en série, des dizaines de projets de recherche allant de l’analyse de risque géopolitique au renforcement des capacités en matière d’opérations de paix, le succès de l’émission Arrêt sur le monde, et plusieurs centaines d’interventions médiatiques chaque année. Pour vous en faire une idée, consultez la Cériumosphère!

Le bilan, c’est surtout une communauté de passionnés d’affaires internationales soudée par le désir de comprendre le monde. Cette communauté rassemble bien au-delà de nos quelque 85 chercheurs réguliers: elle inclut les anciens qui se retrouvent aujourd’hui au cœur des crises humanitaires et des cabinets ministériels; les organisatrices du colloque étudiant; les fellows, praticiens et mentors qui les ont accompagnés dans leur parcours; les professeures invitées provenant de Séoul ou de Bruxelles; des femmes politiques, des journalistes, des enseignants…

L’avenir, au CÉRIUM, se déclinera de plus en plus à l’aune de la formation. Dans une société vieillissante marquée par la pénurie de main-d’œuvre et évoluant dans un monde toujours plus instable et incertain, le CÉRIUM tient à faire sa part en formant, pour citer Montaigne, des «têtes bien faites» : des professionnels rigoureux et polyvalents, capables de s’adapter et d’innover.

Attirant près de 400 étudiants et étudiantes par année, notre programme d’écoles d’été est déjà le plus important du monde francophone. Il se déploie désormais à Montréal, Paris et Tokyo. Avec les classes de maître, le Laboratoire des affaires internationales, les «Conférenciers et Conférencières», et maintenant notre participation dans l’Institut diplomatique du Québec, nous continuerons à développer la formation doctorale, la formation continue, la formation hors-les-murs et la formation exécutive.

Un de nos grands chantiers sera d’accroître la contribution du CÉRIUM aux programmes de deuxième cycle en études internationales de l’Université de Montréal. Avec plus de 100 nouveaux inscrits par année, le succès de la maîtrise en études internationales est indéniable. Nous collaborons étroitement avec la dynamique association étudiante, l’AECSEI. Grâce à nos chercheurs, à une nouvelle génération de fellows issus de la pratique, et à des partenariats renforcés avec les secteurs gouvernemental, privé et associatif, le CÉRIUM deviendra un acteur essentiel de leur formation.

Signe d’une organisation en croissance, nous serons désormais trois à piloter le CÉRIUM. Les nouveaux statuts du CÉRIUM, adoptés à l’unanimité par le comité scientifique et validés par le Conseil de l’Université en mai dernier, reflètent l’importance stratégique de la formation dans la mission du CÉRIUM. La professeure de science politique Magdalena Dembinska est nommée directrice académique du CÉRIUM. La professeure d’histoire Cynthia Milton s’ajoute à l’équipe en tant que directrice des programmes en études internationales (maîtrise et DESS).

En outre, le Conseil d’orientation a été en partie renouvelé. Pierre Marc Johnson et Louise Fréchette nous font l’honneur de rester respectivement président et membre externe du Conseil. Michèle Boisvert ayant été nommée Déléguée générale du Québec à Paris, elle est remplacée par Maxime Aucoin, premier vice-président et chef des stratégies d’investissement et innovation à la Caisse de dépôt et placement du Québec. La professeure de science politique Jane Jenson passe le témoin à son collègue du département d’histoire Carl Bouchard, alors qu’un nouveau siège est confié à Nadja Pollaert, directrice générale de Médecins du Monde Canada. Je remercie Michèle et Jane pour leurs années d’excellent service et souhaite la bienvenue à Maxime, Carl et Nadja.

Bref, nous sommes fin prêts pour une rentrée vigoureuse en septembre. L’année prochaine, nous faisons place à ce que Gramsci appelait l’«optimisme de la volonté» en invitant les meilleurs experts à nous faire part de leurs solutions pour sauver la démocratie. Restez à l’affût, et bonnes vacances!

Frédéric Mérand
Directeur scientifique

Magdalena Dembinska
Directrice académique

Cynthia Milton
Directrice des programmes en études internationales

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