Le CÉRIUM accueillera Idriss Jebari en résidence du 2 au 6 novembre prochain.
Maître de conférences en études du Moyen-Orient à Trinity College Dublin et historien de la pensée arabe, il consacre ses recherches à l’histoire culturelle et sociale de l’Afrique du Nord postindépendances, sur les années soixante et soixante-dix, à la mémoire des gauches dans le monde arabe, et le rôle de la mémoire collective dans les processus de réconciliation et de justice transitionnelle.
Il est aussi l’auteur d’une monographie qui s’intitule « Leaping Decolonization: North Africa in the Global Sixties and Seventies » et il travaille actuellement sur un second ouvrage sur la nostalgie, l’amnésie et les archives enfouies des mouvements de gauche au Maghreb.
Il nous offrira une conférence, le 5 novembre, portant sur le renouveau des imaginaires politiques arabes post-2011 à partir de la pensée arabe contemporaine et des intellectuels du Maghreb.
« Le printemps arabe et ses soubresauts s’inscrivent dans une longue histoire de la pensée révolutionnaire arabe dont Idriss Jebari a retracé l’évolution à partir d’un impressionnant travail d’archives qui nous donne à voir l’importance des intellectuels maghrébins, souvent injustement méconnus. Avec Idriss Jebari, c’est dans cette pensée révolutionnaire et ses grandes figures que nous nous (re)plongerons », explique notre chargé de recherche sur l'Afrique, Brendon Novel, qui animera la rencontre.
Idriss Jebari est titulaire d’une thèse de doctorat sur la production de la pensée critique au Maroc et en Tunisie soutenue à l’université d’Oxford en 2016. Il a été chercheur postdoctoral auprès de l’Université Américaine de Beyrouth et le Conseil Arabe pour les Sciences Sociales (2016-17) puis postdoctorant et chargé d’enseignement sur l’histoire du Moyent-Orient au Bowdoin College dans le Maine, aux États-Unis.

