Ce vendredi 7 novembre s’est tenue la journée d’études « Le désarmement est-il toujours possible ? », organisée par le CÉRIUM, en collaboration avec le Réseau de recherche Femmes, Paix et Sécurité (RN-WPS) et la Maison des affaires publiques et internationales (Maison API).
Vous pouvez visionner le panel public ici!
La journée était consacrée à l’exploration des enjeux liés au désarmement et aux nouvelles technologies, dans un contexte de réarmement mondial. Elle visait à rassembler des spécialistes provenant de divers horizons afin de réfléchir aux dynamiques de désarmement et de démilitarisation et à encourager une réflexion collective sur ces questions, en adoptant une perspective féministe.
Tout au long de l'atelier, des personnes ont présenté leurs travaux en cours, incluant:
- Théodore McLauchlin (UdeM) – Comprendre la remilitarisation à travers la guerre, le climat et l’intelligence artificielle
- Emma Donnaint et Emma Limane (UdeM) – Réarmement démographique et féminisme universaliste en France : le corps des femmes comme enjeu sécuritaire
- Laurence Deschamps-Laporte (UdeM) – It’s a Time for Hard Security: Throwing Away Feminist Aspirations with the Bath Water
- Alexandra Parada (UQÀM) – Intelligence artificielle et normativité : une critique féministe
- Bénédicte Santoire (indépendante) – Women Human Rights Defenders, Emerging Tech and Technology-Facilitated Gender-Based Violence: Risks, Feminist Responses and Opportunities
- Marie-Joëlle Zahar (UdeM) – Repenser la notion d’arme à l’ère des drones
- Gabrielle Longin (UdeM) – Armes légères et violences genrées en Haïti
- Ryoa Chung (UdeM) – Entre santé et perspectives féministes : une définition plausible de « génocide »
Un panel public de la mi-journée, intitulé « Remilitarisation, technologies et perspectives féministes : repenser la sécurité mondiale » a été animé par Laurence Deschamps-Laporte et a réuni trois intervenantes : Marie-Joëlle Zahar, professeure en science politique à l’UdeM et chercheuse au CÉRIUM, Alexandra Parada, doctorante en droit à l’UQÀM et Coordonnatrice de la Chaire d'études asiatiques et indopacifiques du CÉRIUM, ainsi que Bénédicte Santoire, chercheuse et consultante indépendante, spécialiste en genre et conflits.
Dans un contexte de remilitarisation rapide des États et de progrès technologiques bouleversants, les logiques de la guerre, les dynamiques de pouvoir, de sécurité et de résistance se redéfinissent profondément, cet échange a porté sur plusieurs questions clés : Comment comprendre cette recrudescence du militaire dans les politiques nationales et internationales ? Quels rôles jouent les nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle, dans cette transformation ? Et surtout, que change une perspective féministe dans notre manière d’analyser ces phénomènes ?

