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Colloque annuel

Notre édition 2026

La 3e édition du colloque annuel de la Chaire d’études asiatiques et indo-pacifiques du CÉRIUM a réuni chercheur(euse)s, expert(e)s, représentant(e)s diplomatiques et étudiant(e)s autour d’un thème central : « Renforcer les liens en Indo-Pacifique : quel bilan pour les stratégies de diversification ? » L’événement s’est ouvert avec des discours inspirants, suivis de panels et de discussions qui ont dressé le bilan des stratégies et de leurs effets sur les dynamiques régionales.

Dès son ouverture, ce colloque a été l’occasion d’entendre plusieurs figures importantes poser le cadre des discussions. Laurence Deschamps-Laporte, directrice scientifique du CÉRIUM, a donné le coup d’envoi, suivi de Bernard Denault, directeur général Europe, Indo-Pacifique et affaires institutionnelles au ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, puis de Dominique Caouette, professeur en science politique à l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire, qui a présenté la programmation. Tous ont souligné que la diversification vers l’Indo-Pacifique doit désormais être examinée à la lumière des transformations économiques et sécuritaires actuelles. La région s’impose aujourd’hui comme un espace stratégique majeur, à la fois moteur des chaînes de valeur mondiales et théâtre de rivalités croissantes. Comme l’a rappelé M. Denault, l’Indo-Pacifique est un « carrefour des chaînes de valeur mondiales, chef de file dans la recherche, le développement et les technologies de pointe, mais aussi le théâtre de tensions et de rivalités ».  

Dans ce contexte, les stratégies de diversification reconfigurent les dynamiques régionales, entre économie et diplomatie. Comment les économies s’ajustent-elles aux tensions commerciales et à la recomposition des chaînes de valeur ? Comment les États arbitrent-ils entre rivalités de puissance et impératifs de coopération ? Comme l’a rappelé Dominique Caouette, les États ne sont pas « des billes de billard » que les grandes puissances se renvoient. Les discussions avec Srividya Jandhyala (ESSEC, Singapour) et Ina Choi (Korea Institute for International Economic Policy), en résidence à la Chaire pendant le colloque, ont permis d’en préciser les enjeux. Comme l’a souligné Dr. Choi, « dans un monde où l’unilatéralisme gagne du terrain, il est impératif de maintenir des espaces multilatéraux permettant aux États moyens et petits de se coordonner et d’agir collectivement ».

La première journée a rassemblé des spécialistes reconnu(e)s qui ont analysé les effets des stratégies de diversification sur la sécurité économique, les dynamiques sociales et les équilibres diplomatiques en Indo-Pacifique. Après une discussion sur les enjeux géopolitiques et économiques de la région, la journée s’est poursuivie avec des panels et un échange avec la journaliste Laura-Julie Perreault, chroniqueuse internationale à La Presse. Elle s’est conclue par une table ronde réunissant Qian Yan, consule de la République populaire de Chine à Montréal, et Su In Jeong, consule de la République de Corée à Montréal.

La deuxième journée a mis l’accent sur les présentations étudiantes, précédées d’une conférence d’ouverture de Dominique Caouette sur la construction d’un agenda de recherche et les défis du terrain en Asie du Sud-Est. Les exposés ont ensuite exploré plusieurs thèmes clés : les définitions de l’Indo-Pacifique et les alliances, les tensions et enjeux de sécurité, les mobilisations sociales, l’environnement et les minéraux critiques, ainsi que les récits de pouvoir.

Le colloque s’est conclu par une entrevue de clôture sur le bilan de la diversification des relations du Québec avec les pays de l’Indo-Pacifique. Gabriel Chartier, directeur Indo-Pacifique au ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, a mis en perspective les priorités et les défis à venir, à partir des thèmes abordés durant l’événement.

Ce colloque, qui a permis de dresser un bilan des stratégies de diversification en Indo-Pacifique, a été réalisé par la Chaire d’études asiatiques et indo-pacifiques du CÉRIUM, coordonnée par Alexandra Parada. L’événement s’est tenu avec l’appui du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, et a également compté sur la participation d’acteurs clés, dont la Fondation Asie Pacifique du Canada, ainsi que de représentantes consulaires de la République populaire de Chine et de la République de Corée à Montréal.

Le texte a été rédigé par Anne Guérin-Lévesque, candidate à la maîtrise en affaires publiques et internationales.

Retrouvez le programme complet du colloque.

Un grand merci à Pauline Dufour, du Studio Pops, pour son travail de photographie durant le colloque. 

Notre édition 2025

La 2e édition du colloque annuel de la Chaire d’études asiatiques et indo-pacifiques du CÉRIUM a réuni, la semaine dernière, chercheur(euse)s, expert(e)s et étudiant(e)s autour d’un thème central Les stratégies Indo-pacifiques vues par l’Indo-Pacifique : perceptions, positionnements et perspectives critiquesL’événement a débuté par une série de discours d’ouverture marquants, suivis de différents panels qui ont apporté un regard neuf et dynamique sur les enjeux de la région.

Dès l’ouverture, plusieurs figures importantes ont pris la parole pour poser le cadre des discussions. Carl Bouchard, vice-doyen de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal, a donné le coup d’envoi, suivi d’Akihiko Uchikawa, consul général du Japon à Montréal, de Bernard Denault, directeur général Europe, Indo-Pacifique et affaires institutionnelles au ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, et de Patrick Leblond, professeur à l'École des affaires publiques et internationales de l’Université d'Ottawa. Tous ont souligné à quel point l’Indo-Pacifique est devenu un acteur incontournable des relations internationales, tant sur le plan économique que sécuritaire. La région, avec sa croissance économique rapide et sa place centrale dans les échanges mondiaux, exerce une influence croissante. M. Denault l’a mentionné, l’Indo-Pacifique est « le nouveau centre géopolitique et économique de la planète ».

Mais au-delà des grandes stratégies mises en place par des puissances comme les États-Unis, la Chine ou le Japon, ce sont surtout les perspectives locales qui ont été mises de l’avant. Comment les pays de la région naviguent-ils entre ces influences ? Quels sont leurs intérêts et leurs priorités ? Comme l’a mentionné Dominique Caouette, titulaire de la Chaire, il est primordial de « renverser la perspective et donner la parole aux experts de la région ». En confrontant ces différentes visions, le colloque a permis de mieux comprendre les dynamiques en jeu et les défis à venir.

La première journée a rassemblé des spécialistes reconnu(e)s qui ont analysé les transformations des politiques étrangères dans la région, la sécurité économique et les enjeux socio-politiques émergents. La deuxième journée, quant à elle, a mis l’accent sur les présentations étudiantes, leur offrant une tribune pour explorer divers aspects des stratégies géopolitiques, économiques et culturelles en Indo-Pacifique. Par exemple, les étudiant(e)s ont abordé des thèmes aussi variés que la stratégie indo-pacifique de la Chine, l'impact des accords sur le statut des forces militaires dans des pays comme le Sri Lanka, et les défis liés à la sécurisation de l'intelligence artificielle dans les relations bilatérales entre la Chine et l'Union européenne. Ils et elles ont aussi discuté de la résilience des aires marines tropicales face aux changements climatiques, en prenant pour exemple le cas de Raja Ampat, et exploré les mouvements d’opposition à la Belt and Road Initiative (BRI) en Asie du Sud-Est.

Le colloque s'est conclu par une table ronde captivante sur les perspectives des quatre prochaines années dans l’Indo-Pacifique. Des experts de la question, soit Won Deuk Cho (Korea National Diplomatic Academy), Jeffrey Ordaniel (Tokyo International University), Rachel Silvey (Université de Toronto) et Kensuke Yanagida (Japan Institute of International Affairs), ont échangé sur les dynamiques géopolitiques à venir, les défis sécuritaires et les opportunités de coopération dans la région. Une discussion éclairante, animée par Amandine Hamon, qui a permis de mettre en perspective les enjeux abordés tout au long de l’événement.

Ce colloque, qui a offert une belle occasion d’explorer l’Indo-Pacifique autrement, a été réalisé par la Chaire d’études asiatiques et indo-pacifiques du CÉRIUM, coordonnée par Alexandra Parada, avec le soutien du ministère des Relations internationales et de la Francophonie, de la Fondation Asie Pacifique du Canada et du Consulat du Japon à Montréal. 

Retrouvez le programme complet ici. 

Notre édition 2024

Les 27 et 28 mars derniers avait lieu le premier colloque annuel de la Chaire d'études asiatiques et indo-pacifiques. Au total, 10 conférences en français s'articulant autour des trois axes de la Chaire ont été présentées devant plus de 70 personnes.

Le colloque a mobilisé des étudiant(e)s et professeur(e)s de la communauté universitaire du Québec, de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick, en plus de professionnel(le)s de divers milieux (journalisme, ONG, fonction publique). Cette diversité de panélistes a incarné profondément l'esprit du titre Regards croisés et pluriels sur l'Indo-Pacifique. « Cette région, est très vaste et ce qui est intéressant est de la voir comme un ensemble hétérogène, mais aussi comme des sous-régions avec leurs dynamiques internes » a expliqué Yann Roche (UQAM), directeur de l'axe Stratégie et diplomatie.

En effet, les sujets abordés par les intervenant(e)s traitaient d'enjeux tant internationaux, que nationaux, tant intrarégionaux qu'interrégionaux, à petite et à grande échelle. Ce magnifique tour d'horizon a très bien illustré les paroles d'ouverture de Dominique Caouette (UdeM), titulaire de la Chaire et directeur de l'axe Enjeux sociaux, politiques, environnementaux et émergents : « L'Indo-Pacifique est une région de contrastes et de contradictions. »

Sans aucun doute, tous les regards sont rivés vers l'Indo-Pacifique non seulement pour les élections majeures qui s'y déroulent en 2024 (en Inde, Indonésie et Corée du Sud, entre autres), mais aussi parce qu'il s'agit d'une région regroupant près de 40 pays, 4 milliards d'habitants et totalisant plus de 47 billions de dollars de PIB. Évidemment, l'axe Économie et commerce, dirigé par Ari Van Assche (HEC Montréal) a mis en lumière les défis et opportunités que représente cette région en pleine émergence sur la scène internationale.

Cet événement a été réalisé grâce à la collaboration de la Chaire d'études asiatiques et indo-pacifiques, coordonnée par Alexandra Parada, aux étudiant(e)s organisateur(ice)s, au CÉTASE, et au soutien du ministère des Relations internationales et de la Francophonie.