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Énergies fossiles et énergies renouvelables: la place du Mexique dans l'intégration et la transition énergétiques en Amérique du Nord

Cahier No 11, 2017-01

Angel de la Vega Navarro est Post-doctorant en Économie à l'Université Nationale Autonome du Mexique.


Résumé

L’Amérique du Nord passe par des transformations profondes de son système énergétique auxquelles s’intègre progressivement le Mexique depuis l’Accord de Libre Échange Nord Américain (ALENA, 1994) et de façon accélérée après les réformes énergétiques de 2013/2014. Ces réformes, orientées vers le marché, ont ouvert pleinement des industries (pétrole, gaz naturel, électricité) fermées auparavant aux investissements privés, à des degrés divers, et marquées par une forte présence de l’Etat. Dans cette évolution le Mexique se rapproche davantage des cadres institutionnels et régulatoires et aux pratiques industrielles qui prédominent aux États- Unis et au Canada, unis de longue date dans le domaine énergétique par les flux de marchandises et de capitaux, et aussi connectés par des infrastructures. Ces deux pays, tout en disposant d’un potentiel important dans le domaine des énergies renouvelables, sont les acteurs de la « révolution énergétique» qui concerne essentiellement les énergies fossiles (notamment les hydrocarbures non conventionnels). Dans ce contexte, dans les années récentes, ils se sont proposés de contribuer aux efforts internationaux contre le changement climatique, en particulier en se fixant des objectifs dans le domaine de la production et utilisation de l’énergie. Depuis l’élection de Donald J. Trump, des incertitudes planent sur la continuité de cette évolution aux États Unis. Les processus qui se déroulent dans le domaine de l’énergie et de l’environnement, ainsi que de la politique, ont des implications au niveau de la région nord-américaine toute entière ainsi qu’à échelle nationale, sous-nationale et locale. Dans ce sens l’intégration économique a ouvert aussi de nouveaux espaces pour étudier et débattre sur l’interdépendance de ces économies .Quel rôle sera attribué au Mexique dans cette intégration marquée par des relations asymétriques imposées par l’économie dominante et sur laquelle planent des incertitudes? Quels résultats peut-on espérer? Quels avantages, en particulier du point de vue d’un développement énergétique compatible avec les efforts contre le changement climatique? Quelles alternatives réalistes par les temps qui courent et les incertitudes actuelles? Ce sont les questions que nous explorerons dans ce travail en nous intéressant aux questionnements sur l’avenir de l’intégration en Amérique du Nord, en ce qui concerne plus particulièrement les implications pour le développement énergétique et environnemental du Mexique, un pays qui en pariant sur une intégration orientée vers le marché a arrimé à son voisin du nord la modernisation de son économie et sa place dans le monde. Au moment actuel des incertitudes demeurent sur les orientations de la nouvelle administration des États-Unis, à partir du 20 janvier 2017. Des menaces ont été proférées à l’égard du Mexique, dans plusieurs domaines de la relation entre les deux pays; mais au-delà de la relation bilatérale ce qui semble sûr c’est que les États-Unis ne continueront pas dans la voie de la coopération dans le domaine international (en particulier concernant les efforts contre le changement climatique) et de la décarbonisation de l’économie et de son système énergétique.

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Citation

De la Vega Navarro, Angel. (2016). Énergies fossiles et énergies renouvelables : la place du Mexique dans l’intégration et la transition énergétique en Amérique du Nord. Cahier du CÉRIUM Working Paper No11. Centre d’études et de recherches internationales, Université de Montréal.