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/ Logo du CERIUMFaculté des arts et des sciencesCentre d'études et de recherches internationales

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Experts en : Mouvements sociaux

Dufour, Pascale

DUFOUR, Pascale

Professeure titulaire

Je travaille principalement sur les mouvements sociaux et l’action collective en perspective comparée. Dans mes recherches, je propose de considérer les acteurs collectifs (partis politiques, syndicats, groupes et réseaux plus informels) comme des joueurs majeurs de la vie politique, même si ceux-ci n’évoluent pas directement sur le terrain institutionnel mais investissent davantage les espaces publics informels, comme la rue, et ne s’adressent pas seulement à l’État ou aux institutions, mais aussi à la population ou à leurs alliés. 

L’actualité politique a ramené l’analyse de l’action collective et des mouvements sociaux au cœur des préoccupations de la science politique : comment émergent des mouvements, pourquoi et avec quels effets ? Quelles sont les conditions qui permettent à un acteur collectif de durer ? Quel est le rôle de la contestation politique dans la transformation des sociétés ? Une augmentation des actions protestataires signifie-t-elle que la démocratie représentative est malade ou a atteint ses limites ?

Mes recherches soulignent plutôt la complémentarité des différents types d’action politique, voir la continuité qui peut exister entre l’action collective de type contestataire, l’action de type lobbying et l’action partisane.

Dans mes travaux, je montre notamment que la création de rassemblements militants comme les forums sociaux (mondiaux ou locaux), s’ils participent à la mise en pratique d’une culture politique valorisant la démocratie directe et la recherche du consensus, sont aussi une réponse pragmatique à des besoins locaux et un répertoire d’action collective propre à une génération. Mes travaux récents ouvrent l'analyse à des formes d'action (politique) plus individualisée (comme le glanage ou l'agriculture urbaine), mais qui viennent questionner les frontières de l'engagement en société. Également, je cherche à comprendre comment les institutions jouent sur la manière dont les différentes formes d'action politique de déploient et évoluent.

Mes recherches actuelles tentent ainsi de mettre en avant la plus-value théorique de l’analyse des mouvements sociaux et de l’action collective en science politique, qui nous conduisent à considérer sérieusement la question des conflits et des relations de pouvoir et à ne pas hésiter tourner notre regard de chercheur vers des terrains peu explorés, parfois en marge de nos sociétés.

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GRONDIN, David

Professeur titulaire

Je me suis joint au département en 2017, après onze années à œuvrer comme professeur en relations internationales et études états-uniennes à l'École d'Études politiques de l'Université d'Ottawa. Je suis heureux de voir mes inclinations interdisciplinaires trouver un nouveau terrain via la communication et les études médiatiques et d’avoir pu  amorcer un nouveau chapitre en enseignant la communication internationale, les études médiatiques, la communication politique et médiatique et la culture populaire.

Si je suis avant tout fasciné par le rapport entre culture, science, technologie et société, savoir/pouvoir, militarisation et sécurité dans le contexte états-unien et dans le cadre géopolitique de la mondialisation, mon travail actuel m’amène à considérer les enjeux liés à la sécurité et à la mobilité et à la redéfinition de la citoyenneté à l’ère numérique, notamment en ce qui a trait aux frontières, la surveillance et la gouvernance.  

À travers la communication, nous sommes, consciemment ou inconsciemment en relation avec le monde, et je m’intéresse notamment à notre relation avec la gouvernance numérique – et par extension, aux médias numériques. Je porte par conséquent une attention particulière aux infrastructures de communication, ce qui m’amène à étudier les données et les nouvelles formes de contrôle que la société de surveillance met en action à l'ère numérique. En tant que médias numériques, les algorithmes deviennent alors un sujet de prédilection pour mieux saisir à la fois les infrastructures médiatiques de la communication qu’ils incarnent que ce qu’ils rendent possible comme technologies médiatiques gouvernant des sujets et contrôlant des espaces.

Mes recherches actuelles se découplent en trois volets: 1) la surveillance des mobilités, la sécurité algorithmique et les infrastructures technopolitiques gouvernant les espaces frontaliers nord-américains ; 2) la militarisation de la vie quotidienne, la société de surveillance et la culture du national security state états-unien; et 3) la culture populaire et les cultures médiatiques états-uniennes, avec un accent sur la guerre et la surveillance au petit et au grand écran et un autre sur l’humour, les médias d’infodivertissement et la satire télévisuelle.

Dans mon travail, je mobilise à la fois les communications et les études médiatiques, notamment les travaux sur la culture populaire, sur les industries culturelles et en études culturelles, ainsi que les enjeux de mobilité et de surveillance, avec une réflexion qui porte autant sur les manifestations du pouvoir sur les communications que sur leurs effets. Étant donné que la communication internationale, les cultures médiatiques, la communication politique, la culture populaire, les études culturelles et les nouveaux médias constituent mes principales expertises de recherche dans le champ de la communication et des études médiatiques, je suis à cet effet bien servi dans mon travail par une ouverture interdisciplinaire et une perspective indisciplinée qui puise dans les champs de relations internationales, de la géographie et de l’anthropologie politique, de la sociologie politique de l’international, des études américaines, des études de sécurité et des études en sciences, technologies et société.

À l’Université de Montréal, je partage mon temps de recherche entre le Laboratoire Culture populaire, connaissance et critique (CPCC), le Centre international de criminologie comparée (CICC) et le Centre d’études et de recherches internationales (CÉRIUM). 

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Hamzah, Dyala

HAMZAH, Dyala

Professeure agrégée

Mes intérêts de recherche portent sur l’émergence d’un espace public « transnational » pendant la Renaissance arabe et les enjeux de l’instruction et de la citoyenneté aux époques coloniale et post-coloniale. Je m’intéresse au rôle central de la presse, des associations et des professions, ainsi qu’aux effets du pluralisme juridique dans le contexte des réformes centralisatrices de l’Empire ottoman pendant le long XIXe siècle. Partant, je m’attache à suivre l’ascendance d’une classe moyenne qui promeut ou conteste les idéologies de l’heure (ottomanisme, panislamisme, panarabisme, etc.) en les arrimant à certaines institutions et en en désarticulant d’autres, ce qui me permet de comprendre autrement que sur le seul mode national le devenir post-impérial et postcolonial des provinces ottomanes arabes.

Les dynamiques de dominations et de résistances dans le monde arabe contemporain, constituent donc un prolongement de ma recherche. Elles sont aussi au cœur de mon enseignement. « L’État-nation », de sa construction sous tutelle coloniale à sa consolidation autocratique, fut conçu, appréhendé et subi fort différemment par divers groupes. Véritable lieu de réfraction des discours féministe, nationaliste, islamiste et gauchiste, ses déficiences structurelles comme son efficace sont à lire au prisme de cet espace public transnational qui paradoxalement le précède et qu’il n’a jamais su subsumer.

Mon travail porte enfin sur le processus de démocratisation du champ d’expertise islamique au XXe siècle. Je m’intéresse en particulier aux legs et usages de l’historiographie, de la philosophie, et du droit islamiques à l’époque contemporaine, notamment dans les discours nationaliste et islamiste. Corollairement, je m’attache à l’évolution institutionnelle et curriculaire des mosquées–universités tels al-Azhar, al-Zaytuna, al-Qarawiyyin, du XVIIIe siècle jusqu’à leur nationalisation dans les années soixante du XXsiècle.

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