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/ Logo du CERIUMFaculté des arts et des sciencesCentre d'études et de recherches internationales

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Experts en : Canada

Amiraux, Valérie

AMIRAUX, Valérie

Chercheuse, Vice-rectrice, Professeure titulaire

Les recherches actuelles de Valérie Amiraux, portent sur la discrimination religieuse des minorités croyantes dans certains États-membres de l’Union européenne, sur le rôle de l’arène juridique dans la régulation des conflits autour du port de signes religieux (France-Grande-Bretagne) et, plus récemment, sur l’articulation entre pluralisme et radicalisation. Dans tous ses projets, elle compare plusieurs minorités croyantes (juives, sikhes, musulmanes) et différents contextes.

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Dufour, Pascale

DUFOUR, Pascale

Professeure titulaire

Je travaille principalement sur les mouvements sociaux et l’action collective en perspective comparée. Dans mes recherches, je propose de considérer les acteurs collectifs (partis politiques, syndicats, groupes et réseaux plus informels) comme des joueurs majeurs de la vie politique, même si ceux-ci n’évoluent pas directement sur le terrain institutionnel mais investissent davantage les espaces publics informels, comme la rue, et ne s’adressent pas seulement à l’État ou aux institutions, mais aussi à la population ou à leurs alliés. 

L’actualité politique a ramené l’analyse de l’action collective et des mouvements sociaux au cœur des préoccupations de la science politique : comment émergent des mouvements, pourquoi et avec quels effets ? Quelles sont les conditions qui permettent à un acteur collectif de durer ? Quel est le rôle de la contestation politique dans la transformation des sociétés ? Une augmentation des actions protestataires signifie-t-elle que la démocratie représentative est malade ou a atteint ses limites ?

Mes recherches soulignent plutôt la complémentarité des différents types d’action politique, voir la continuité qui peut exister entre l’action collective de type contestataire, l’action de type lobbying et l’action partisane.

Dans mes travaux, je montre notamment que la création de rassemblements militants comme les forums sociaux (mondiaux ou locaux), s’ils participent à la mise en pratique d’une culture politique valorisant la démocratie directe et la recherche du consensus, sont aussi une réponse pragmatique à des besoins locaux et un répertoire d’action collective propre à une génération. Mes travaux récents ouvrent l'analyse à des formes d'action (politique) plus individualisée (comme le glanage ou l'agriculture urbaine), mais qui viennent questionner les frontières de l'engagement en société. Également, je cherche à comprendre comment les institutions jouent sur la manière dont les différentes formes d'action politique de déploient et évoluent.

Mes recherches actuelles tentent ainsi de mettre en avant la plus-value théorique de l’analyse des mouvements sociaux et de l’action collective en science politique, qui nous conduisent à considérer sérieusement la question des conflits et des relations de pouvoir et à ne pas hésiter tourner notre regard de chercheur vers des terrains peu explorés, parfois en marge de nos sociétés.

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Fauveaud, Gabriel

FAUVEAUD, Gabriel

Professeur adjoint

Mes recherches s'intéressent aux dynamiques contemporaines de la fabrique urbaine. Le terme de "fabrique" doit être compris au sens large. Il désigne tout d'abord les acteurs, stratégies et pratiques des professionnels de la production urbaine, comme les promoteurs, constructeurs, courtiers ou architectes. Ensuite, la notion de fabrique urbaine implique de considérer les acteurs et processus qui déterminent les conditions de cette fabrique, comme les aménageurs ou experts, les acteurs politiques, les projets urbanistiques ou les cadres légaux. Enfin, la notion de fabrique urbaine désigne l'action des habitants et des groupes sociaux qui sont impliqués dans les processus d'urbanisation, que ce soit par leurs participations directes aux dynamiques d'urbanisation (stratégies résidentielles par exemple), ou encore par leurs appropriations des espaces et des projets urbains produits.

Cette mise en lumière des mécanismes de la fabrique urbaine me permet de mieux comprendre les logiques d'exclusion et de marginalisation qui y sont attachées. Par l'étude des relations de pouvoir, des effets des cadres urbanistiques et légaux, ou encore des stratégies économiques et d'accumulation du capital, je m'attache à identifier et à comprendre les inégalités d'accès aux ressources urbaines, ainsi que les mécanismes exacerbant les inégalités socio-spatiales. Mes recherches s'inscrivent ainsi à la croisée de nombreux champs de recherche, comme ceux des études urbaines, de la géographie sociale et de l'économie politique. 

Mes travaux s'intéressent particulièrement aux espaces urbains du Sud Global. Mes terrains de recherche actuels se situent principalement en Asie du Sud-Est (Cambodge, Myanmar et Vietnam). Au sein de ces espaces, j'explore différents aspects du lien entre fabrique urbaine et inégalités, notamment à propos des effets de la privatisation de la production urbaine, des changements des modes de gouvernance, de la production de grands projets urbains, ou encore de la financiarisation du logement et de l'immobilier. Depuis 2019, je travaille aussi, par ma participation à différents projets de recherche internationaux, sur les effets des investissements chinois dans la transformation des métropoles et villes secondaires d'Asie du Sud-Est.

Parallèlement, je mène aussi des recherches à Montréal par ma participation aux activités du Collectif de recherche et d'action sur l'habitat (CRACH). À Montréal, je m'intéresse plus spécifiquement à l'évolution des dynamiques immobilières et à ces conséquences sur la transformation des quartiers centraux.

Mes approches méthodologiques sont principalement qualitatives. Elles privilégient les recherches de terrain, les entretiens d'acteurs et les observations. Je mobilise par ailleurs l'analyse spatiale et la cartographie pour mieux comprendre les changements des modes d'occupation du sol, ou encore l'évolution des logiques de peuplement. Si mes échelles d'analyse sont principalement locales et passent par des études de cas spécifiques, mes approches plus politico-économiques se déploient aussi à des échelles régionales et internationales, voire transnationales.

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Godbout, Jean-François

GODBOUT, Jean-François

Professeur titulaire

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GRONDIN, David

Professeur titulaire

Je me suis joint au département en 2017, après onze années à œuvrer comme professeur en relations internationales et études états-uniennes à l'École d'Études politiques de l'Université d'Ottawa. Je suis heureux de voir mes inclinations interdisciplinaires trouver un nouveau terrain via la communication et les études médiatiques et d’avoir pu  amorcer un nouveau chapitre en enseignant la communication internationale, les études médiatiques, la communication politique et médiatique et la culture populaire.

Si je suis avant tout fasciné par le rapport entre culture, science, technologie et société, savoir/pouvoir, militarisation et sécurité dans le contexte états-unien et dans le cadre géopolitique de la mondialisation, mon travail actuel m’amène à considérer les enjeux liés à la sécurité et à la mobilité et à la redéfinition de la citoyenneté à l’ère numérique, notamment en ce qui a trait aux frontières, la surveillance et la gouvernance.  

À travers la communication, nous sommes, consciemment ou inconsciemment en relation avec le monde, et je m’intéresse notamment à notre relation avec la gouvernance numérique – et par extension, aux médias numériques. Je porte par conséquent une attention particulière aux infrastructures de communication, ce qui m’amène à étudier les données et les nouvelles formes de contrôle que la société de surveillance met en action à l'ère numérique. En tant que médias numériques, les algorithmes deviennent alors un sujet de prédilection pour mieux saisir à la fois les infrastructures médiatiques de la communication qu’ils incarnent que ce qu’ils rendent possible comme technologies médiatiques gouvernant des sujets et contrôlant des espaces.

Mes recherches actuelles se découplent en trois volets: 1) la surveillance des mobilités, la sécurité algorithmique et les infrastructures technopolitiques gouvernant les espaces frontaliers nord-américains ; 2) la militarisation de la vie quotidienne, la société de surveillance et la culture du national security state états-unien; et 3) la culture populaire et les cultures médiatiques états-uniennes, avec un accent sur la guerre et la surveillance au petit et au grand écran et un autre sur l’humour, les médias d’infodivertissement et la satire télévisuelle.

Dans mon travail, je mobilise à la fois les communications et les études médiatiques, notamment les travaux sur la culture populaire, sur les industries culturelles et en études culturelles, ainsi que les enjeux de mobilité et de surveillance, avec une réflexion qui porte autant sur les manifestations du pouvoir sur les communications que sur leurs effets. Étant donné que la communication internationale, les cultures médiatiques, la communication politique, la culture populaire, les études culturelles et les nouveaux médias constituent mes principales expertises de recherche dans le champ de la communication et des études médiatiques, je suis à cet effet bien servi dans mon travail par une ouverture interdisciplinaire et une perspective indisciplinée qui puise dans les champs de relations internationales, de la géographie et de l’anthropologie politique, de la sociologie politique de l’international, des études américaines, des études de sécurité et des études en sciences, technologies et société.

À l’Université de Montréal, je partage mon temps de recherche entre le Laboratoire Culture populaire, connaissance et critique (CPCC), le Centre international de criminologie comparée (CICC) et le Centre d’études et de recherches internationales (CÉRIUM). 

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HAMEL, Pierre

Professeur titulaire

Ces dernières années, les thèmes du débat public et de la démocratie délibérative ont contribué à renouveler autant l’étude de l’action collective et des mouvements sociaux que de l’action publique. Mes recherches empiriques et mes réflexions théoriques en prennent acte. Cela me conduit à réitérer une perspective d’analyse tournée vers l’ambivalence des relations entre acteurs et institutions, l’objectif étant de mieux comprendre les formes concrètes d’organisation qu’empruntent les acteurs sociaux. J’étudie plus particulièrement les mobilisations sociales autour des problèmes urbains, mettant l’accent notamment sur celles qui formulent une définition subversive de la ville ou qui défendent des principes de justice. Mais je m’intéresse également aux formes institutionnelles que revêtent les nouvelles modalités de régulation des villes et de l’urbain. Les dispositifs de coopération et de gouvernance mis en place à cet égard concernent les pouvoirs publics et la société civile en plus de s’articuler à de multiples échelles (quartier, ville, région, métropole). Compte tenu des tendances à l’œuvre dans les processus de transformation des espaces suburbains, c’est avant tout l’échelle métropolitaine – voire ‘mégapolitaine’ – qui retient mon attention. En outre, mes travaux traitent en priorité du contexte québécois et canadien et prennent en compte les dimensions économiques, sociales et politiques reliées aux enjeux de la globalisation.

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Jenson, Jane

JENSON, Jane

Professeure associée, Professeure émérite

Le sujet principal de mes recherches au courant de la dernière décennie a été les changements en cours de la citoyenneté sociale, au Canada, en Europe et en Amérique latine. Mon approche théorique découle de l’institutionnalisme historique, avec un accent particulier sur les influences réciproques entre les idées, les institutions et les intérêts. Durant les deux dernières décennies, le travail, la famille et les relations de genre se sont transformés, tout comme les parcours de vie, ébranlant par le fait même toutes les prémisses à la base de politiques sociales mises en place durant les trois décennies ayant suivi 1945. Jumelées à une attaque politique menée par les néo-libéraux dans les années 1980 et 1990, ces transformations ont appelé à une analyse politique des nouveaux risques sociaux et ont donné lieu à l’émergence d’autres perspectives. Parmi celles, on compte la perspective d’investissement social qui structure désormais de nombreux régimes de citoyenneté sociale. Des idées relatives à l’investissement social et innovation soiale ont été institutionnalisées, souvent à l’initiative de ministres des finances, d’institutions financières internationales ou d’organisations internationales, telles que la Banque mondiale et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Projets en cours

  • "l'économie politique et sociale du développement local - structures et acteurs"
  • "Les transferts monétaires conditionnels"
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Meren, David

MEREN, David

Professeur agrégé

J’enseigne l’histoire internationale canadienne et québécoise à l’Université de Montréal depuis 2011.  En tant qu’historien, mon objectif est de profiter de l’histoire culturelle, l’histoire sociale, et les études postcoloniales afin d’acquérir et promouvoir une compréhension approfondie du Canada et du Québec dans le monde et de la manière dont leurs activités internationales (gouvernementales et non gouvernementales) ont façonné et ont été façonnées par les expériences vécues par les populations qui habitent dans la moitié septentrionale de l’Amérique du Nord. J’emploie l’histoire internationale pour mieux comprendre le Canada et le Québec comme des structures de gouvernance, tout en les situant ainsi que leurs populations dans les courants transnationaux. 

Mon premier livre, With Friends Like These : Entangled Nationalisms and the Canada-Québec-France Triangle, 1944-1970, examine la dynamique triangulaire complexe entre le Canada, le Québec et la France en la situant dans les courants plus larges de l’histoire de la mondialisation.  J’explore le concept de « nation » dans un monde de plus en plus globalisé et, par le fait même, les efforts déployés pour gérer les multiples identités qui s’y chevauchent. En outre, cette monographie fait partie de mes efforts de jeter la lumière sur la question d’ « empire » dans l’histoire internationale canadienne et québécoise. 

Plus récemment, ces intérêts de recherche ont donné lieu à ma codirection d’un ouvrage collectif qui propose une réinterprétation de l’histoire internationale canadienne à travers le prisme de la race, Dominion of Race: Rethinking Canada’s International History.  J’explore aussi l’histoire du colonialisme de peuplement au Canada au Québec, car c’est impossible de comprendre l’histoire internationale canadienne et québécoise sans référence à l’histoire complexe des relations entre les peuples autochtones et les colons.  Cette idée se manifeste dans mes recherches actuelles qui portent sur l’histoire croisée de l’aide étrangère canadienne après 1945 et la politique indienne du Canada.

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Papillon, Martin

PAPILLON, Martin

Professeur agrégé

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Rothmayr Allison, Christine

ROTHMAYR ALLISON, Christine

Directrice de département, Professeure titulaire

Mes projets de recherche se regroupent autour de trois axes. Depuis ma thèse, je m’intéresse aux relations entre les tribunaux et la politique, notamment à la mobilisation légale et l’impact des décisions judiciaires sur la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques en Amérique du Nord et en Europe.

Mes projets actuels s’intéressent à l’agenda de la Cour Suprême du Canada (Comparative Policy Agendas), la judiciarisation des politiques en matière de biotechnologies et biomédecine en Europe et en Amérique du Nord, ainsi qu’à la question de la managérialisation du droit.

De manière plus générale, autour d’un deuxième axe de recherche, je vise à contribuer au développement des théories sur les processus de politiques publiques (policy-process theories). Plus particulièrement, mes recherches tentent d’expliquer le choix de politiques dans le domaine des biotechnologies et le changement des politiques publiques à travers le temps (Europe et Amérique du Nord). Ce deuxième axe englobe aussi un volet de recherche sur l’utilisation des sondages dans la formulation et la mise en place des politiques publiques.

Finalement, dans un troisième axe, mes intérêts de recherche portent sur des aspects plus appliqués : je possède d’expérience de plus de 10 ans dans l’évaluation des politiques publiques. D’origine suisse, je continue évidemment de travailler sur la politique suisse!

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White, Bob

WHITE, Bob

Professeur titulaire, Chercheur

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